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Laelia endfeldzii, une jolie rupicole.

laelia endfeldziiVoici une petite orchidée brésilienne qui mérite un peu d’attention. Non seulement Laelia Endfeldzii est une mignonne petite orchidée aux  fleurs jaunes gracieuses, mais en plus elle a un mode de vie très particulier puisque c’est une orchidée rupicole. Le terme Rupicole désigne des orchidées quie pousse sur la roche ou dans les fissures des rochers. On dit aussi lithophite. S’il existe une différence entre ces deux mots, je ne le connais pas.

Ces laelia rupicoles ne poussent pas n’importe où au Brésil, mais dans une région très précise, montagneuse, sur des roches granitiques.

Depuis quelques semaines, cette petite orchidée m’offre une jolie floraison. C’est la première fois qu’elle fleurit et je ne suis pas un spécialiste des laelia rupicoles, mais je vais quand même essayer de dégager quelques caractéristiques de cultures qui pourront aider celui qui veut s’y lancer.

La culture des laelia rupicole

  • Le substrat : mes laelia rupicoles poussent dans de la poussolane, avec parfois des éclats de granites et un peu d’aqualit sur le dessus du pot pour combler les orifices. La poussolane, c’est cette roche volcanique marron que l’on utilise comme paillage et l’aqualit sont ces petits graviers très légers gris blanc qui  se met au fond des aquariums. Les pots sont en terre cuite. En Asie, certains les cultivent dans la sphaigne, mais je vous le déconseille.
  • L’arrosage et l’engrais : L’eau d’arrosage doit être de bonne qualité sans trop de calcaire ni de chlore. La difficulté de l’arrosage de ces laelia vient de la très grande sensibilité des jeunes pousses à la pourriture. Un peu d’eau logée dans une jeune pousse et c’est la pourriture quasi assurée. Les pierres retiennent peu l’humidité et j’ai constaté qu’en été les laelia rupicoles se déshydrataient rapidement. Pour conserver l’humidité et la fraîcheur des racines sans les qu’elles soient détrempées, j’enterre le pot de terre cuite dans du sable lui même contenu dans un pot plus grand ou une jardinière. Lors de l’arrosage, l’eau s’écoule dans le sable et maintient le pot frais et humide ce qui améliore leur croissance. L’engrais doit être apporté de façon parcimonieuse et dilué pour éviter de brûler les racines.
  • La lumière et l’exposition : certains préconisent de mettre les laelias rupicoles en plein soleil. Pour ma part, j’ai constaté qu’ils poussaient mieux à l’ombre avec quand même une bonne luminosité.
  • Température : dans ce domaine, c’est un peu l’inconnue. Les laelias rupicoles semblent très tolérants de 5°C à 35°C. Une température intermédiaire semble convenir. Une température trop basse en hiver empêche la floraison. Il en va de même pour des températures trop élevées. Si vous avez des données plus précises à ce sujet, je serais très intéressé.

Voilà quelques informations sur ces jolies laelias rupicoles. je n’ai pas encore percé entièrement les secrets de la culture des Laelia rupicoles, en particulier les facteurs déclenchant leurs floraisons, mais c’est un bon début pour faire pousser et conserver ces petites merveilles.

Si vous avez d’autres expériences avec ces petits laelias, n’hésitez pas à les partager. A bientôt.

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